Tribune · 19 août 2026
Le wokisme, religion d’État sans Dieu
Race, genre, climat, culpabilité. Une liturgie qui a pris l’école, l’entreprise, l’hôpital et le Code criminel. Ce n’est pas de la gentillesse. C’est une prise de pouvoir.

Le wokisme n’est pas une mode. C’est une religion d’État qui a remplacé le catéchisme par la culpabilité. Ses sacrements : le pronom, le drapeau à damier, le stage de « biais inconscients ». Ses péchés : être un homme, être Blanc, être Québécois sans s’excuser, dire qu’une femme n’a pas de pénis.
On a ri. Puis il a pris l’école. Puis l’entreprise. Puis l’hôpital. Puis le Code criminel.
Ce qu’il démonte
Il démonte la famille : le père devient suspect, la mère une « personne qui accouche », l’enfant un matériau à réassigner.
Il démonte l’école : on enseigne moins l’histoire du Québec que la honte d’en avoir une. Dollard est indésirable. Le genre, lui, a des manuels.
Il démonte la langue : on ne dit plus les mots justes. Femme, homme, nation, invasion, islamisation — chaque mot juste devient une « violence ».
Il démonte le droit : C-16, puis le C-9. L’hérésie s’appelle désormais de la haine.
Le bras et le gant
Le wokisme est le gant. Antifa est le poing. L’un interdit de parler. L’autre interdit d’entrer. Ensemble, ils tiennent la rue, le campus et le fil d’actualité.
Ce n’est pas « l’inclusion ». C’est un remplacement moral. On chasse la majorité historique de son propre récit, on la déclare coupable par naissance, on lui demande de s’effacer pour faire de la place — dans les classes, dans les concours, dans les têtes.
Pourquoi le Québec
Parce qu’un petit peuple a moins de marge. Quand on lui vole sa mémoire, sa langue et le droit de nommer, il ne reste pas « diversifié ». Il reste administré.
Le wokisme hait les nations concrètes. Il aime les administrations. Il va donc très bien au Canada de Trudeau et de Carney. Il va moins bien à un Québec qui voudrait encore être un pays.
Je n’ai pas à m’excuser d’être une femme, Québécoise, née quelque part. Je n’ai pas à m’agenouiller devant une liturgie importée.
On n’inclut pas un peuple. On le remplace, ou on le défend.
Ramenons le gros bon sens.

