Emmanuelle Beauchamp
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Chronique · 13 août 2026

Salwan Momika : une autre voix réduite au silence

Réfugié chrétien irakien en Suède, Salwan Momika a été abattu près de Stockholm. Un avertissement pour le Québec : l’islam politique ne débat pas, il fait taire.

Salwan Momika était un réfugié irakien d’origine chrétienne, installé en Suède. En 2023, il a multiplié les manifestations publiques en critiquant l’islam. Il affirmait sans détour que cette religion politique est incompatible avec la démocratie et les droits de l’homme.

Le 29 janvier 2025, il a été abattu de plusieurs balles dans la tête près de Stockholm, en plein direct TikTok.

L’homme recherché pour ce meurtre est Bashar Zakkour, un Syrien de 24 ans arrivé en Suède avec les vagues migratoires de 2015. Toujours activement recherché par Interpol, il aurait regagné la Syrie après l’assassinat, sans difficulté apparente.

Ce que le dossier dit

Ce qui s’est passé est limpide. Momika a dénoncé une violence. Cette violence l’a rattrapé. Et l’homme recherché pour le meurtre a pu, selon les informations publiques, quitter le pays après le crime.

Voilà la réalité que beaucoup refusent encore de voir : derrière le statut de « réfugié » se cache parfois un ennemi qui agit, puis repart. La critique n’a pas seulement été combattue dans les médias. Elle a été punie dans la rue.

Pourquoi en parler au Québec

On me dira que ce n’est pas ici. C’est précisément le genre de phrase qu’on prononce tant qu’il est trop tôt — et qu’on ne prononce plus quand il est trop tard. Les mêmes mécanismes, les mêmes tabous, les mêmes mots pour empêcher de nommer l’islamisation et l’invasion migratoire.

Le Québec n’est pas immunisé. Il est seulement en retard d’un chapitre, si nous laissons Ottawa, les tribunaux et la bien-pensance écrire la suite.

Le journalisme indépendant n’est pas là pour rassurer. Il est là pour relier les faits — même quand ils dérangent une bien-pensance qui préfère les morts discrets aux débats francs.

Ramenons le gros bon sens.