Emmanuelle Beauchamp
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Indépendance · 18 août 2026

Pour un Québec libre : maîtres chez nous, ou plus rien

Aimer le Québec ne suffit plus. Un peuple qui ne se donne pas un pays finit par le prêter à d’autres. L’indépendance n’est pas une nostalgie : c’est la condition de notre survie.

Je suis née en Lanaudière. Ma terre natale a un nom, une langue, une mémoire, un peuple. Elle n’a toujours pas de pays.

On nous a appris à aimer le Québec en silence. À le chanter le 24 juin, à le défendre du bout des lèvres, puis à rentrer dans le rang fédéral dès le lendemain. C’est fini. Un attachement sans souveraineté, c’est de la folklorisation. On nous laisse la ceinture fléchée. On nous retire les frontières, les lois, le dernier mot.

Locataires sur notre propre sol

Le Canada n’a jamais eu pour projet de nous faire grandir. Il a pour projet de nous diluer. Multiculturalisme, bilinguisme de façade, Cour suprême, péréquation morale : le même mécanisme. Nous rester majoritaires en théorie, et secondaires en pratique.

Un peuple sans État est un peuple qu’on administre. On décide à Ottawa de qui entre, de ce qu’on a le droit de dire, de ce que nos enfants apprendront. On appelle cela un « partenariat ». C’est une tutelle.

L’indépendance n’est pas un luxe

On nous répète que le monde est trop complexe, trop global, trop fragile pour qu’une petite nation s’avise de se gouverner. C’est le discours de tous les empires. Les nations qui se respectent ne demandent pas la permission d’exister.

L’indépendance, c’est le droit de fermer une frontière. De choisir qui s’assimile et qui ne reste pas. De parler français sans s’excuser. De refuser l’Agenda 2030, les diktats hors-sol, la police de la pensée. C’est le seul cadre où le gros bon sens redevient possible.

Sans pays, nos combats restent des opinions. Avec un pays, ils deviennent des lois.

Vive le Québec libre

Je ne milite pas pour un drapeau dans un tiroir. Je milite pour que mes enfants héritent d’autre chose qu’un souvenir. La terre natale n’est pas un décor. C’est un devoir.

Maîtres chez nous. Pas locataires. Pas demain : maintenant.

Ramenons le gros bon sens.