Enquête · 19 août 2026
Trudeau, puis Carney : le même désastre, costume neuf
SNC-Lavalin, ArriveCAN, Loi d’urgence, ingérence chinoise, vanne migratoire. Carney hérite et creuse : plus de déficit que le plan Trudeau, une entente américaine introuvable, des tarifs à la porte.

On nous a vendu le changement de chauffeur. Le véhicule est le même. Dix ans de Trudeau ont cassé la confiance, les frontières, le budget et la parole. Carney a pris le volant en 2025 avec l’accent de la City et le même logiciel : gouverner le peuple contre lui-même.
Le registre Trudeau
SNC-Lavalin, 2019. Le commissaire à l’éthique conclut que le premier ministre a enfreint la loi en pressant Jody Wilson-Raybould d’épargner une firme accusée de corruption. Deux ministres s’en vont. La leçon : à Ottawa, la justice se négocie.
Loi sur les mesures d’urgence, 2022. Contre des camionneurs. Comptes gelés. La Cour fédérale jugera le recours déraisonnable. On a sorti l’artillerie légale contre des klaxons — et l’on a laissé Antifa brûler des villes américaines en les appelant un « mouvement ».
ArriveCAN. Budgétée 80 000 dollars. Facturée près de 54 millions, 23 sous-traitants, des noms que le Parlement n’a pas eus. Deux boutiques privées en ont recréé une copie en un week-end.
Ingérence chinoise. Des élections fédérales ciblées. Un gouvernement qui minimise, temporise, protège ses sièges. Un pays qui ne défend pas ses urnes ne défendra pas ses filles.
Roxham, puis la vanne. Le chemin, les permis, trois millions de temporaires. Ce n’est pas un accident de parcours. C’est la politique.
Vacances chez l’Aga Khan, WE Charity, blackface, taxe carbone, armée en loques, inflation, banques alimentaires records : le détail occupe des tomes. Le fil est unique. On a gouverné contre le peuple fondateur.
Le registre Carney
Le banquier devait rassurer. Son premier budget, automne 2025 : 78,3 milliards de déficit, le deuxième plus lourd de l’histoire. L’Institut Fraser calcule 322 milliards de déficits cumulés jusqu’en 2029-30 — plus du double du plan Trudeau — et une dette qui pointe vers 2,9 billions.
Il avait promis, le 8 octobre 2025, une « meilleure entente » que le CUSMA. En août 2026, les tarifs américains sont à la porte. La promesse n’y est pas.
Il parle de « sacrifices ». Oui. Les nôtres. Pas les siens.
Un seul parti, deux visages
Trudeau faisait le professeur. Carney fait le gestionnaire. L’un moralise, l’autre comptabilise. Tous deux diluent le Québec, musellent la parole, ouvrent la frontière, et traitent le gros bon sens comme une menace à la « réputation du Canada ».
Un Québec libre n’aurait pas à subir ce tandem. Un Québec province le subira jusqu’à la corde.
On n’a pas changé de gouvernement. On a changé de porte-parole.
Ramenons le gros bon sens.

