Tribune · 19 août 2026
On féminise les hommes, on zombifie le peuple
Honte d’être un garçon, écrans, pornographie, école qui excuse tout sauf la virilité. Un peuple déconnecté du réel ne défend plus sa terre. Ce n’est pas un accident. C’est une orchestration.

Un peuple se tient debout par ses hommes et ses femmes, distincts, alliés, enracinés. On a entrepris de casser ça. Pas dans un laboratoire visible. Dans l’école, le téléphone, la pub, le discours officiel.
On féminise les hommes. On zombifie tout le monde. Un zombie ne garde pas une frontière.
La guerre aux garçons
Dès l’école, le garçon est un problème : trop bruyant, trop rude, trop « toxique ». On lui apprend la honte avant le métier. On lui dit que sa nature est une menace. On célèbre chaque abandon de la virilité comme un progrès.
Pendant ce temps, les filles reçoivent un autre poison : tu peux être un garçon si tu souffres, ton corps est une erreur possible, ton malaise est une identité. Deux voies, une même cible : plus de pères, plus de mères, plus de continuité.
Ce n’est pas de la compassion. C’est une ingénierie. Un homme qui s’excuse d’exister ne bâtira pas un pays. Une femme à qui l’on vole le mot « femme » ne défendra pas ses filles.
L’anesthésie
Le reste du travail se fait tout seul, une fois le téléphone dans la main.
Écrans du réveil au coucher. Pornographie avant l’amour. Cannabis légalisé comme un droit de l’homme. Fils d’actualité qui remplacent le quartier, l’atelier, l’église, le lac. On n’interdit plus le réel : on le rend ennuyeux.
Un jeune qui ne touche plus une planche, une arme de chasse, un volant, une fille qu’il respecte, une terre qu’il nomme — ce jeune est déjà à moitié parti. Il votera ce qu’on lui met sous les yeux. Il n’occupera rien.
Le wokisme appelle cela le « care ». Les plateformes appellent cela l’engagement. Les gouvernements appellent cela la tranquillité. Moi j’appelle cela une population zombie : branchée, hors-sol, incapable de colère utile.
Qui y gagne
Un peuple démasculinisé et déconnecté accepte l’invasion migratoire. Il accepte l’Agenda 2030. Il accepte qu’on criminalise sa parole. Il accepte qu’Antifa tienne la rue pendant qu’on lui explique que le danger, c’est lui.
Les nations qui restent debout ont encore des pères, des mères, des métiers, des frontières et le goût du réel. Les autres ont des applications.
Je suis une femme. Je ne demande pas des hommes diminués. Je demande des hommes debout — et des femmes qui refusent d’être un « genre assigné ». Le Québec n’a pas été défriché par des avatars.
On ne reconstruira rien avec des zombies. Débranchez. Revenez. Tenez.
Ramenons le gros bon sens.

