Emmanuelle Beauchamp
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Terrain · 19 août 2026

Vu à Drummondville : ce que l’on refuse encore de voir

Un cliché pris à Drummondville. Une question simple, que les élites esquivent depuis trop longtemps : jusqu’à quand nierons-nous l’islamisation sous nos yeux ?

Vu à Drummondville.

Une image suffit parfois là où vingt éditoriaux échouent. Pas un manifeste. Pas une théorie. Un fait, dans une ville du Québec, au milieu d’une vie ordinaire.

On nous répète que rien ne change, que l’inquiétude serait une invention, que nommer ce que l’on voit relèverait de la mauvaise foi. Pourtant, dans les rues, les écoles, les hôpitaux et les parcs, le décor se transforme plus vite que le discours officiel.

La question qu’on n’a plus le droit de poser

Vous niez toujours l’islamisation après ça ?

La question n’est pas théologique. Elle est politique. Elle concerne la capacité d’un peuple à demeurer chez lui, à transmettre sa langue, ses mœurs, l’égalité entre les femmes et les hommes, et la laïcité pour laquelle le Québec s’est battu.

Quand un fait devient inavouable, ce n’est plus le fait qui est le problème : c’est le régime de parole qui l’entoure. C’est déjà du totalitarisme : on ne discute plus le réel, on punit celui qui le décrit.

Le Québec n’est pas un laboratoire

On nous a longtemps dit que le modèle québécois nous protégerait. Langue commune, école commune, laïcité. Ces outils existent. Encore faut-il oser s’en servir, et cesser de traiter comme une honte le réflexe le plus simple du monde : vouloir rester soi-même.

Drummondville n’est pas un « cas isolé ». C’est précisément pour cela que l’image compte. Ce qui s’installe loin des centres, loin des plateaux, finit toujours par arriver dans les cuisines. L’islamisation ne commence pas à Montréal pour s’arrêter aux ponts. Elle avance par les villes moyennes, les écoles, les menus, les demandes d’accommodement, puis par le silence.

Je ne demande à personne de haïr. Je demande qu’on regarde. Et qu’un Québec libre ait enfin le droit de dire non.

Ramenons le gros bon sens.