Enquête · 19 août 2026
Antifa n’est pas un sentiment. C’est une milice.
Désignée terroriste intérieure aux États-Unis, Antifa Ost inscrite en Hongrie et à Washington. Un meurtre à Portland, des marteaux en Allemagne, un attentat au feu contre l’ICE. Au Canada, on continue de parler d’« antifascisme ».

On nous a répété qu’Antifa n’existait pas. « Ce n’est pas une organisation, c’est une idée. » Les idées ne frappent pas au marteau. Les idées n’écrivent pas « I am antifa » avant d’incendier un centre de rétention. Les idées ne reçoivent pas de décret de la Maison-Blanche.
Ce que des États ont fini par écrire
Le 22 septembre 2025, Washington désigne Antifa organisation terroriste intérieure. Le décret parle d’une entreprise militariste et anarchiste qui appelle au renversement de l’État, de la police et du droit.
En novembre 2025, le Département d’État inscrit quatre bras européens sur la liste des Foreign Terrorist Organizations : Antifa Ost (Allemagne), la Fédération anarchiste informelle (Italie), Armed Proletarian Justice et Revolutionary Class Self-Defense (Grèce).
La Hongrie avait déjà inscrit Antifa Ost, après les attaques de Budapest en février 2023. Orbán a demandé à l’Union européenne d’en faire autant. L’Europe, elle, discute encore du vocabulaire.
Le Canada, lui, n’a rien inscrit. Ici, le masque noir reste un accessoire de cortège.
Les morts et les coups
29 août 2020, Portland. Michael Forest Reinoehl, qui se décrit lui-même comme Antifa, abat Aaron « Jay » Danielson dans la rue. Le CSIS range l’attaque dans sa base terroriste — première fatale d’extrême gauche aux États-Unis en plus de vingt ans. Le procureur général Barr nomme le tueur : « admitted Antifa member ». Reinoehl est tué par les marshals lors de son arrestation.
13 juillet 2019, Tacoma. Willem van Spronsen, anarchiste, laisse un texte : « I am antifa. » Il lance des engins incendiaires contre un centre ICE, vise un réservoir de propane, pointe un fusil. La police l’abat. Personne d’autre ne meurt. Ce n’est pas grâce à la doctrine. C’est grâce à un raté du réservoir.
2018–2023, Allemagne et Budapest. Antifa Ost, la « bande au marteau ». Tentatives de meurtre. Un homme reçoit au moins quinze coups, surtout à la tête. En novembre 2025, sept prévenus sont jugés à Dresde. Washington cite ces faits pour l’inscription terroriste.
À Seattle, pendant l’été 2020, la « zone autonome » tenue par l’extrême gauche — CHOP / CHAZ — a vu tuer deux adolescents : Horace Lorenzo Anderson Jr., 19 ans, et Antonio Mays Jr., 16 ans. On avait chassé la police. Les balles, elles, n’avaient pas quitté le périmètre.
La méthode
Cagoule. Marteau. Cocktail. Doxxing. Interdiction de territoire aux journalistes, aux conservateurs, aux femmes qui refusent le dogme du genre. Portland a brûlé plus de cent nuits. Des églises, des palais de justice, des librairies. Puis les mêmes rédactions ont écrit « manifestations largement pacifiques ».
Antifa n’est pas le contraire du fascisme. C’est le bras armé du wokisme quand le mot ne suffit plus. Le wokisme fait la leçon. Antifa fait le gourdin.
Un Québec libre les nommerait. Un Québec sous tutelle leur tient encore la porte des campus et des cortèges.
Une milice que l’on refuse de nommer a déjà gagné la première bataille : le dictionnaire.
Ramenons le gros bon sens.

